Argumentaire

Apparu en décembre 2019 dans la ville de Wuhan, région du centre de la Chine, le coronavirus s’est rapidement répandu dans tout le pays. Malgré les mesures barrières adoptées par les autorités chinoises pour endiguer l’épidémie, le coronavirus, dénommé SARS CoV-2, s’est propagé en peu de temps vers les autres continents. Dans un rapport, le Secrétaire Général des Nations Unies affirme :

Le monde est confronté à une épreuve sans précédent. Et c’est le moment de vérité. Des centaines de milliers de personnes tombent gravement malades du COVID-19 et la maladie se répand à vitesse grand V. Les sociétés sont dans la tourmente et les économies sont en chute libre. Le Fonds Monétaire International (FMI) a réévalué les perspectives de croissance pour 2020 et 2021 et a déclaré que nous étions entrés en récession, une récession aussi grave, voire plus grave que celle de 2009.

Antonio Guterres (2020)

En d’autres mots, selon les conclusions de Antonio Guterres, les impacts dus au COVID-19 se ressentent aussi bien au niveau humain qu’économique. Ainsi, sur le plan humain, selon les données recueillies au 19 avril[1], les Etats Unis d’Amérique comptent 770564 cas confirmés de contamination dont 70799 guéris contre 41114 décès. Ils sont suivis de l’Espagne avec 200201 confirmés, 80587 guéris et 21852 décès. L’Italie vient en troisième position avec 178972 confirmés, 47055 guéris et 23660 décès. En Afrique, les données indiquent que la pandémie a réussi à s’incruster sur l’ensemble du continent. Des pays tels que l’Afrique du Sud, le Maroc et l’Egypte sont les plus touchés. En Afrique de l’Ouest francophone, la Côte d’Ivoire semble être l’épicentre de la contagion avec 879 cas de contamination dont 287 guéris et 10 décès (Ministère de la santé et de l’hygiène Publique, 20/04/2020)

Au niveau économique, de nombreux secteurs d’activités subissent les conséquences de la pandémie de COVID-19. Alors que la population mondiale se mobilise pour faire face à la propagation du virus, les stratégies africaines de la lutte contre la pandémie du COVID-19 se font peu sentir. En l’absence d’actions concertées, on note quelques solutions endogènes mais celles-ci sont soit peu médiatisées soit n’ont pas l’aval des organisations internationales. L’on recense entre autres Apivirine, un antiviral et antiretroviral mis au point au Bénin par le chercheur Valentin Agon. Malheureusement, Apivirine n’a pas connu le succès escompté car comme l’indique le gouvernement du Burkina Faso où il était en essai, « l’équipe de chercheurs de l’Institut de recherche en sciences de la santé n’a pas encore certifié et recommandé l’utilisation de Apivirine dans le traitement des patients atteints du COVID-19. Le gouvernement burkinabè rappelle qu’aucune étude scientifique n’a encore prouvé l’efficacité de l’Apivirine face au COVID-19 (Yaya Boudani, correspondant RFI, 08/04/2020).

Une autre solution vient de la République de Madagascar. En effet, le président malgache a annoncé l’existence d’un remède contre le nouveau coronavirus dénommé COVID-Organics. Ce médicament est conçu à base de la plante anti-malaria Artemisia produit par l’Institut de recherches Appliquées (IMRA) du Professeur Albert RakotoRatsimamanga. Cependant, l’OMS a fortement déconseillé l’utilisation de l’Artemisia dans le traitement du paludisme.

En Côte d’Ivoire, les chercheurs ivoiriens ont produit une tisane préventive contre le COVID-19. Selon le ministre de l’enseignement supérieur, Albert Mabri Toikeusse, les personnes qui ont été en contact avec une personne déclarée positive pourront en consommer à titre préventif. Seulement, ce remède est pour le moment à la phase d’expérimentation.

D’autres solutions innovantes sont aussi explorées avec l’utilisation de technologies avancées (télétravail, drônes, etc.). En outre, l’enseignement télévisuel a été actualisé avec de nouveaux programmes et de nouvelles stratégies d’apprentissage à travers la télé-didactique ou classe télévisée. Mais à ce niveau, les critiques fusent aussi.

D’autres solutions innovantes sont aussi explorées avec l’utilisation de technologies avancées (télétravail, drônes, etc.). En outre, l’enseignement télévisuel a été actualisé avec de nouveaux programmes et de nouvelles stratégies d’apprentissage à travers la télé-didactique ou classe télévisée. Mais à ce niveau, les critiques fusent aussi.

  • Quelles solutions endogènes adoptées en Afrique contre la pandémie de la maladie à coronavirus, version 2019 (COVID-19) ?
  • Quelles peuvent-être les stratégies concertées des Etats africains face à la pandémie ?
  • Quelles sont les attitudes et les représentations des populations africaines face à la pandémie ?
  • La solution ne pourrait-elle pas venir de l’Afrique ?

La pandémie du COVID-19 ayant modifié le mode de vie sociétale des populations africaines, la revue Akofena lance un appel à contribution, pluridisciplinaire.  Elle propose de réunir les textes éclectiques, en interrogeant les voies et moyens mis en œuvre en contexte africain dans la lutte contre le COVID-19.

Les articles entièrement rédigés en français ou en anglais sont à envoyer :
revueakofena@gmail.com

Calendrier de soumission

  • Date limite : 20 Septembre 2020
  • Notifications d’acceptation :  30 Septembre 2020
  • Publication : 31 Octobre 2020

[1] https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=covid+19+d%C3%A9c%C3%A8s consulté le 20/04/2020